Lâchez les Fauve !

« Est-ce que vous êtes avec nous pour enculer le blizzard ce soir ? »

Fauve. Je crois que si je les découvrais seulement aujourd’hui à travers cette vidéo (ou pendant Beauregard 2014) je n’accrocherais pas trop. Rien que le « Est-ce que vous êtes avec nous pour enculer le blizzard ce soir ? », je trouve ça naze. À Beauregard je ne les avais pas trouvé très bons. Peut-être à cause de la pluie, va savoir. Sauf que je ne viens pas de découvrir Fauve. Ça fait bien plus longtemps que ça que je connais le « collectif ».

À l’origine, une simple proposition : « Il y a un petit festival à Rennes le weekend prochain, Fauve y joue, ça te dit d’y aller ? » Fauve, j’avais entendu 2-3 titres d’eux sur Le Mouv, à l’époque où c’était encore une bonne radio. Kané, Saint-Anne, … C’était nouveau, frais, sympa. Alors pourquoi pas !

« On n’a jamais joué devant autant de monde, c’est dingue ! »

La première fois que j’ai vu Fauve, donc, c’était le 20 avril 2013, dans le chapiteau du festival Mythos installé dans le parc du Thabor de Rennes. Ce soir-là, tout le monde a pris une grosse claque. D’abord nous, les spectateurs, mais également les mecs en face de nous, sur scène. On a bien  senti, dès qu’ils sont montés sur scène pour installer leur matériel, qu’ils étaient complétement flippés. Quentin (le chanteur) le premier. Et ça s’est vu (et entendu) pendant les premiers morceaux. Si vous avez déjà vu Fauve en concert, vous avez sans doute remarqué ses allées et venues sur scène quand il chante. Ce soir-là, c’était pire. Intenable le type (pas évident de le prendre en photos !). Plusieurs fois, il nous a répété « On n’a jamais joué devant autant de monde, c’est dingue ! ». Et en effet, c’était dingue. Malgré le stress, ils nous ont livré un super concert, énergique, sincère, touchant.

Du coup, on a pris rendez-vous avec Fauve pour le mois de juillet suivant, lors du festival Tout un foin. Manque de bol, le festival a été annulé au dernier moment à cause d’un énorme orage qui s’est abattu sur Bayeux (si si…). On a bien croisé 2 ou 3 membres du collectif sur le festival, chapeau de paille sur la tête, mais pas de concert. Tant pis, ça sera pour une prochaine fois.

« Vous êtes Normands ? Mais qu’est-ce que vous foutez en Bretagne ? »

Cette prochaine fois, c’est une nouvelle fois en territoire ennemi qu’elle a eu lieu. À Lorient, festival Les Indisciplinés, The Lanskies, Griefjoy, Fauve et Superpoze sont programmés, alors allons-y. Et les p’tits gars de Fauve ont pris une sacrée assurance. On sent bien qu’ils sont rodés. Leur premier album n’est toujours pas sorti, mais ça ne les empêche pas d’enchainer les dates. Un moment sympa, ce soir-là, ç’a été de croiser Quentin près du bar après leur concert et de discuter un peu avec lui. Sympa, accessible, simple le mec. On a discuté de la soirée, de Rennes, de Bayeux, de leurs débuts, … Quand on lui a dit qu’on était Normands, il a été un peu surpris : « Vous êtes Normands ? Mais qu’est-ce que vous foutez en Bretagne ? ». Et puis il nous a avoué que plusieurs membres du groupe étaient Normands aussi.

Depuis Lorient, je les ai revus trois fois. Deux fois en 2014, en festival (Papillons de Nuit et Beauregard). Pas des concerts inoubliables. La dernière fois, en 2015, au Zénith de Caen a été bien plus intéressante. Déjà parce qu’ils avaient un nouvel album à nous présenter. Et puis parce qu’un concert de Fauve, en dehors des festivals, ce n’est pas juste un concert. C’est ce qu’ils appellent les « Nuits Fauves ». Tout le Zénith, du hall d’entrée à la scène, est dédié au collectif. C’est totalement différent des concerts que j’ai l’habitude d’aller voir. Là, en passant l’entrée du Zénith, tu entres dans l’univers Fauve, et ça change tout.

Nuits Fauves dans le hall du Zénith de Caen
Nuits Fauves dans le hall du Zénith de Caen

Du coup, Fauve, vu que ça fait quelques temps que je vous connais j’ai bien envie d’aller « enculer le blizzard » avec vous. Et j’ai bien envie de voir ce que cet album live va donner. Et j’espère que vous sortirez de nouveaux titres bientôt, tant qu’à faire.

The Beatles : mon top 5

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Depuis quelques semaines maintenant, les Beatles sont revenus au cœur de l’actualité. Et pour cause, leurs albums ont (enfin) été mis en écoute sur les principales plateformes de streaming. L’occasion pour beaucoup de (jeunes) gens de découvrir la discographie des Fab Four. Spotify et Deezer ont rapidement sorti le top 10 des titres des Beatles les plus écoutés. On y retrouve forcément les plus grands classiques, de Let It Be à Hey Jude, en passant par Yesterday ou All You Need Is Love. Du coup, j’ai décidé de faire mon propre top, totalement subjectif, des meilleures chansons du groupe de Liverpool, en me restreignant à cinq titres seulement.

1. I Want You (She’s So Eavy)

I Want You (She’s So Eavy) est une chanson écrite par John Lennon présente sur l’album Abbey Road sorti en 1969. C’est l’un des derniers titres enregistrés par le groupe. Paradoxalement, c’est un des morceaux des Beatles les plus long, alors que Lennon répète inlassablement les quelques mots : « I want you, I want you so bad, it’s driving me mad, she’s so heavy ». Il a été repris par de nombreux groupes, dont notamment le groupe français Noir Désir.

2. I Am The Walrus

J’ai connu ce titre grâce à Oasis, puisque le groupe le jouait très souvent lors de leur concert (ici à Earl Court en 1995). La reprise est sortie en face B du single Cigarettes & Alcohol en 1994, puis sur l’album The Masterplan en 1998. C’est pourtant bien John Lennon qui l’a écrite en 1967.

3. Helter Skelter

Celle-ci est écrite par Paul McCartney et paraît sur l’album blanc The Beatles. Elle est considérée comme un des précurseurs du genre Heavy Metal. Elle aussi a été reprise un nombre incalculable de fois par des groupes de rock : U2, Aerosmith, Noir Désir, Oasis, Marilyn Manson, …

4. Come Together

Premier single de l’album Abbey Road sorti en 1969, Come Together est une des chansons les plus connues des Beatles. Elle a notamment été jouée par Arctic Monkeys lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques 2012 de Londres.

5. Revolution

Le titre Revolution, écrit en 1968 par John Lennon, est publié en deux versions différentes : une version blues (Revolution 1, parue sur l’album blanc The Beatles) et une plus rock, parue en face B de Hey Jude.

(Bonus. Cry Baby Cry)

En 1980, soit douze ans après l’avoir écrite, John Lennon a qualifié sa chanson de « piece of rubbish ». Mais moi je l’aime bien ce titre.


En écrivant cet article, je me rends compte que la plupart des chansons des Beatles que je préfère ont été écrites par John Lennon. Sorry Paul. Les deux albums les plus représentés sont The Beatles (l’album blanc) et Abbey Road. Pas étonnant, c’est les deux que j’écoute le plus. Ils font parties des 3 ou 4 derniers albums du groupe, qui sont pour moi, ceux qui ont le plus révolutionné le rock’n’roll.

All Blacks, All Bleus

31 octobre 1999. Plus absorbé par la préparation de Halloween avec mes cousins, je suis tout de même attiré par la petite télé lorsque les adultes postés devant se mettent à crier. Mes premiers souvenirs rugbystiques sont là : les percées d’un Jonah Lomu inarrêtable, un rebond venu d’ailleurs qui lance Christophe Dominici vers son second essai, le salut militaire d’Olivier Magne après un essai de Bernat-Salles. C’est donc ça le rugby.

Dominici à l'essai
L’essai mythique de Dominici

6 octobre 2007. Le Hakka. Ce Hakka, impressionnant, et plus par l’attitude des Bleus que par les cris des Blacks. La France bleu-blanc-rouge qui s’avance au maximum pour défier les Néo-Zélandais du regard. Dominici, Michalak, Harinordoquy, Chabal, … L’image de cette coupe du monde. Et la victoire au bout, tout ça commenté par la voix de Thierry Gillardi quelques mois avant sa mort.

Le Hakka des Blacks face aux Français en 2007
Le Hakka de 2007

23 octobre 2011. 10h du matin sur le port de La Rochelle, lendemain de soirée arrosée, courte nuit. On cherche un café pour y regarder la finale de la coupe du monde en déjeunant. Tous sous blindés de monde. On entend les hymnes et le Hakka sans parvenir à rentrer dans le moindre bar. Quand enfin on y arrive, on s’assoit à même le sol, devant l’écran. À la mi-temps, le café-croissants et remplacé par des bières. 5-0 seulement pour les Blacks, on y croit. Tout le monde dans le bar y croit d’ailleurs. En ce qui concerne le match ? Morgan Parra se blesse rapidement, François Trinh-Duc fait un match remarquable, Craig Joubert arbitre de façon honteuse. La France s’incline d’un point, 8 à 7. Rageant. Le plus marquant ? L’après match et la foule présente en masse sur le port ensoleillé de La Rochelle. Qu’est-ce que ça aurait été si on avait gagné ?

Les Français pendant le Hakka de 2011
Les Français pendant le Hakka de 2011

Plex Media Server : Mon test

Plex Media Server est un média center qui centralise vos vidéos (films et séries), votre musique et vos photos au sein d’une même application. Une fois le serveur Plex installé, vous profitez de vos médias sur n’importe quelle plateforme connectée à votre réseau grâce aux applications web, iOS ou Android. L’application Plex Media Server est multiplateforme et s’installe aussi facilement sur Windows, Mac ou Linux.

Logo de Plex

Plex ne se contente pas de regrouper et trier vos fichiers selon les tags qu’ils contiennent. Il récupère également sur internet tout un tas d’informations, telles que les affiches et synopsis des films (via TMDb), les résumés des épisodes de séries (TheTVDB), les pochettes d’albums et les descriptifs des artistes (Last.fm).

Pour moi, son gros avantage est sa compatibilité avec le Chromecast. Pouvoir diffuser mes médias sur ma télévision sans devoir y brancher mon PC était la fonctionnalité qu’il me manquait.

Chromecast
Le Chromecast de Google permet de diffuser du contenu web sur une télé

Mon installation

Le microserver HP G7
Le microserver HP G7

J’ai installé le serveur Plex sur un petit serveur, le HP microserver G7, qui contient tous mes fichiers vidéos et musicaux, et toutes mes photos. Cela me permet de profiter de mes médias sur mon PC, mais également depuis ma tablette ou mon Chromecast sans avoir à laisser mon PC allumé. Grâce à l’application mobile Plex for Android, ma tablette me sert de télécommande : je parcours ma médiathèque, choisis un fichier et le lis sur ma télévision, et tout cela très facilement. Il est également possible de commencer la lecture sur un device, puis la reprendre sur un autre  appareil là où on s’était arrêté.

L'interface web de Plex
L’interface web de Plex

Plex propose également un service appelé Plex Pass qui donne plusieurs avantages. Celui qui m’intéressait le plus était la possibilité de synchroniser mes médias sur ma tablette pour pouvoir les lire en mode non connecté. Pratique en voiture ou dans le train. Le Plex Pass permet également d’obtenir les applications Android/iOS sans les acheter individuellement.

Interface de l'application Android Plex
L’interface de l’application Android Plex

Quelques améliorations à apporter

Si vous ne possédez pas encore de système média center, Plex est vraiment la solution qu’il vous faut. Couplé au Chromecast de Google, il vous permettra de profiter de votre médiathèque sur n’importe quel écran connecté.

J’ai toutefois relevé certains points améliorables. J’ai lu quelque part qu’il est possible d’obtenir automatiquement les sous-titres des vidéos, mais n’ai pas encore réussi à le faire. Regardant essentiellement mes films et séries en VO, cette option me serait très pratique. Autre problème que je n’ai pas résolu : la synchronisation des films pour lecture offline se fait très facilement, mais impossible de synchroniser les sous-titres associés. Plutôt gênant.

La médiathèque musicale mériterait également quelques améliorations. Il serait intéressant, par exemple, de proposer les meilleurs titres d’un artiste lorsque l’on parcours la page de cette artiste, ainsi que des artistes similaires, comme le fait Spotify.  Il serait également bien de pouvoir lancer des « Mix instantanés », à la manière de Google Music, sorte de playlist automatique basée sur un artiste ou un titre.